En 2016, Thalès a crevé le plafond des 9% d'EBIT, un niveau de performance encore jamais atteint. Pour autant, l'électronicien prépare le futur en maintenant ses investissements en R&D (et R&T) à 20% de son chiffre d'affaires. Pour confirmer son tour de force en 2017, Patrice Caine, pdg du groupe, va intensifier les efforts pour faire de Thalès un acteur majeur du numérique.
L'investissement dans les nouvelles technologies sera décisif dans le traitement des grands dossiers: l'observation spatiale, un domaine dans lequel Thalès, bousculé par Airbus, devrait investir massivement; l'activité missiles où le remplaçant des systèmes Crotale se fait attendre; DCNS et enfin Alstom pour lequel Thalès affiche ses ambitions: devenir le leader mondial de la signalétique ferroviaire.